Our Business is Life itself
Vous tapez pas à lire la daube ci-dessous si vous ne faites juste que scroller, la pièce maîtresse est dans la vidéo ! :)
Si il y a bien une chose qui m'a remué le slip pendant cette été 2004, perdu au milieu d'août et du Limousin, c'est bien ce teaser de Resident Evil 2 - Apocalypse - !
Je l'avais eu sur le DVD d'un CinéLive, je crois (...en même temps, c'est pas dans les Cahiers du Cinéma que j'allais trouver ça...) et alors j'avais pris une claque énorme !
Tout est dans ce teaser, tout ! Il en est pour moi la définition même ! (Rien que ça et sans superlatif ! Mouarf' !)
En tant que fan absolu des premiers épisodes de la série, à l'âge où j'ai découvert la part esthétique que l'Homme peut donner à sa propre mort, BioHazard a été pour moi un choc. Oûtre le fait que le méchant laboratoire
Umbrella fait des expériences a défriser tous les signataires de la déclaration universelle sur le Génome Humain, ce jeu (ouais à la base c'est un jeu vidéo, faut suivre les vieux !) m'a interpelé notamment sur la question du morbide.
Tout d'abord, le zombie.
Sans me lancer dans un cours sur le mort-vivant ultra célèbre, le zombie est le porteur d'une grande ambivalence de l'Homme.
En effet, les trucs rigolos et moins drôle que font des milliers de
croyants religieux traduit bien cette question : "Et aprés ?".
Une fois que toutes nos petites cellules cérébrales ont fini de décharger, on fait quoi ?
Bah, on sait pas. Et "on sait pas", il faut atteindre un certain niveau de philosophie, de sagesse, de maturité ou que sais-je pour pouvoir l'intégrer, l'avaler et l'accepter. Du coup, c'est comme la première fois qu'on va à l'école ou au cravail : on a grave trop pas envie d'y aller !
En général, le temps que ça prenne pour être accepté, bah il est l'heure d'y aller. Et encore !
Bref pour en revenir à mon zombie, ce que je voulais dire dessus, c'est qu'il fait grave de la peine ! Si on lui ôte son pendant agressif, il nous reste un non humain, ne pouvant mourir puisqu'il l'est déjà et qui n'a de signification et de raison d'être que chez les
encore vivants. Bah oui, comme du coup il est plus ni l'u n ni l'autre, le zombie, il a forcément envie de se venger et de s'attaquer à une petite jeune fille genre Jill ou Claire (Bon j'avoue qu'en tant que pédé, Leon et Chris sont bien plus attractifs même s'ils criaient moins dans les aigüs quand ils se faisaient péter la
rondelle carotide !)
Du coup, le zombie tu le butes avec ton Berreta, mais en fait tu l'aimes bien ! Il est trop rigolo comme mec, déjà il marche à 2 à l'heure, il est
deux zéro d'tension ce qui te laisse à loisir le temps de faire des blagues sur lui, de bien régler ton viseur et de lui éclater la tête avec une balle dans un grand geyser couleur framboise-mûre écrasée !
...Bon des fois il te fait
coucou-beuh ! et il est supra affectueux, donc tu meurs... Et j'avoue avoir bondis un certain nombre de fois sur le pauvre bouton "Off" de ma console, parce que y'en a un qui m'avait fait trop peur et que je pouvais pas aller plus loin !
Ce qui me touche dans ce jeu, c'est de voir que l'ironie de notre espèce est suffisament bien ficelée pour émettre l'hypothèse que nous pouvons courrir à notre propre perte en tentant de nous sauver. C'est toujours nous même qui faisons couler notre propre bateau. Ca se vérifie... trés, trés souvent et dans bien des domaines. Partout où il y a de la vie, du mouvement, il y a des cycles et donc des morts.
Dans toute son horreur BioHazard a réussi à rappeler par sa mise en scène l'impuissance et la puérilité de ce que nous sommes et faisons. L'enfance y a une place particulière et la psychopathologie des personnages est toujours cohérente. Violence justifiée, valeur ajoutée !
Le teaser de Resident Evil 2 montre cette avidité de consommation dans laquelle nous sommes, elle montre ce refus de la mort qui anime la société dans laquelle je vis et ses consoeurs culturelles.
Elle montre la peur, une de mes peur profonde et archaïque ! Et bien que ce message soit complètement dillué dans une espèce de daube inter-minable de chairs et de poudre à canon, l'idée maîtresse est pour moi une référence.
BioHazard, c'est notre scénario catastrophe, c'est ce qui pourrait nous pendre au nez. Et je me plais à croire qu'à craindre le pire, on le fabrique.
Raaah !!! Vivement que tout Paris soit zombifié !!! Mon fusil à pompe vite ! J'ai deux trois personnes avec qui il me reste des comptes à régler et faut que je retrouve le ptit père Redfield !!! :op (ci dessous, craquant non ? Bon ok, c'est tellement loin de nos lots de choupinets quotidiens, mais moi c'est pas un cul montré devant 700 000 personnes qui arrive à me faire bander ! :D )
Et une dernière chose, dans BioHazard, on n'aime
vraiment pas les dobermans... qu'on se le dise ! Wawawouf !
Je ne saurais manquer de citer ici un grand amateur de la chair sanguignolante mais toujours chaude, notre bien aimé GraveyardKid.